J'AI RÊVÉ DE SILENCE

J'ai rêvé de silence
2020  |  Chanson  |  2min 59s  |  Paroles en français
CRÉDITS

Texte
Stéphane Debureau

Musique
Jean-Philippe Gréau

Chant
Stéphane Debureau

Instruments, enregistrement, mixage et mastering
Jean-Philippe Gréau

Graphisme
Suki - sukiland.com

Produit et édité par Utopi
utopi-production.com
ACHETER LA CHANSON SUR BANDCAMP.COM
Éclectique, qualitatif, ergonomique et juste quant aux rétributions des artistes, Bandcamp gagne à être (re)connu ! Qu'à cela ne tienne, si vous aimez, partagez !

■ bandcamp.com
SOUTENIR UTOPI AVECTipeee

Si vous souhaitez soutenir nos projets à venir – dont quelques-uns sont prêts, du moins sur le papier - alors n'hésitez pas, devenez nos mécènes ! Tipeee offre une alternative lumineuse à la dépendance aux subventions institutionnelles ou bien au « tout tout seuls ». Aussi, tout soutien, même modeste, est un pas fait ensemble, vers plus de liberté de création...

■ tipeee.com

TEXTE

J'ai rêvé de silence
D 'avoir trop entendu de discours cravatés
J'aurais aimé faire coulisser
Leurs double nœuds pour les faire taire
A triple tour, je les ai tus
Bien scellés sous la terre
Dans la boîte noire de mes souffrances
J'ai rêvé de silence
Tandis qu'au bord du gouffre
Paradant à l'image, les sourires de travers
La cohorte des branques, des braqueurs, des experts
Recherchait à tout prix
Sans nulle honte et sous vide
Le sacrement de leurs ego
Putrides
J'ai rêvé de silence
Au cœur du bruit, l'odeur de rance
En attendant la pluie
La transe, salvatrice
J'ai rêvé de silence
A l'heure de la curée
A l'heure de la main mise
Des uns sur le sacré
Des autres entre les cuisses
J'aurais aimé tout en douceur
Les traverser
Pour aller droit au cœur
J'ai rêvé de silence
Pour m'éviter de finir fou
Face à la mer, je me suis vu
A découvert

Un dissident de la pensée
Voilà ce que je suis
Et ce pour quoi je suis chassé
Aujourd'hui
La meute est à mes trousses
Tout est question de temps
Mourir pour une idée
Je tomberai en combattant

Et si la justice vient des hommes
La justesse, elle, m'appartient

Alors coupable, oui.
De croire toujours en l'être humain.